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Belwind en bref

Le parc éolien Belwind se situe à 46 km au large de Zeebrugge, sur le banc de sable Bligh Bank

Belwind Dans La Presse 09-07-2012

En mer les éoliennes attirent la nature

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La S.A. belge Belwind construit actuellement le plus grand projet énergétique dans notre pays : un parc de 55 éoliennes en mer du Nord.

Il s’agit du parc éolien situé le plus loin en mer et implanté le plus profondément dans le fond marin au monde.

Sa conception a pris à peine 3 ans et demi et sa construction devrait être achevée en 13 mois.

À terme, ce bijou de technologie fournira suffisamment d’électricité verte pour approvisionner 160.000 ménages.

Grâce à la collaboration des autorités locale, régionale et nationale, ce projet sera réalisé en un temps record.

Pour les fondations des 55 éoliennes et de la station à haute tension offshore (OHVS), nous avons utilisé des piles prémontées en acier de 7 cm d’épaisseur. Ces « monopiles » sont plus faciles à installer que des mâts en treillis ou des fondations en béton. Ces gigantesques tubes creux ont un diamètre de 5 mètres et peuvent mesurer jusqu’à 72 m de longueur. Plutôt que de transporter par bateau ces pièces pesant de 300 à 550 tonnes, nous avons décidé de les faire flotter et de les remorquer. Pour cela, les extrémités ont été bouchées au moyen de vérins hydrauliques. Les conditions météo ont largement déterminé le rythme du travail, le remorqueur ne pouvant travailler qu’avec des vagues de moins d’1 mètre. Et même dans ces conditions, il faut près de 6 heures pour rejoindre le Bligh Bank.

Une fois arrivée sur le Bligh Bank, la pile est prise en charge par le puissant bateau-grue Svanen qui, avec une force de levage de 8 700 tonnes, est le plus puissant du genre au monde. Avec son grappin spécial, le Svanen hisse la monopile. Elle est alors débarrassée de ses joints hermétiques et positionnée sur son emplacement. Celui-ci est calculé par GPS avec 1 cm de précision. Rien que cette opération demande une heure de concentration intense à nos techniciens. Comme sur le banc de sable, la profondeur de la mer peut varier de 20 à 30 mètres, la hauteur des piles de fondation est elle aussi variable : de 50 à 72 m. Il faut environ 3 heures pour marteler un pieu à 35 mètres dans le plancher marin. Les derniers coups sont 12 fois plus forts que le premier. Mais avant de commencer à marteler, nous envoyons des impulsions sonores spéciales afin de chasser les animaux marins. Et quand retombe le silence, à la fin des opérations de martèlement, seule une toute petite partie du pieu de fondation affleure encore au niveau de l’eau.

Dans la seconde phase des travaux, on place sur chaque pile de fondation une pièce intermédiaire prémontée. Celle-ci est équipée de points de jonction, d’une échelle de 25 m, d’une plateforme, d’une porte et de conduits pour mettre les câbles à l’abri des vagues. Chaque pièce intermédiaire mesure 4,30 m de diamètre, 25 m de haut et pèse 167 tonnes. Ces pièces intermédiaires sont transportées trois par trois du port vers le Bligh Bank par la plateforme JB 114. Le voyage prend 6 heures. Une fois arrivée sur le banc de sable, la plateforme déploie sur le fond de la mer ses longues articulations de 70 m. Elle corrige alors son assiette et s’élève au-dessus de la surface afin de se protéger des vagues et garantir sa stabilité lors des opérations de précision.

Soulevée par une grue, la pièce intermédiaire est soigneusement ajustée sur la monopile de fondation (7 m de chevauchement). Cette opération demande une grande précision dans la verticalité et tout écart avec la pile de fondation est rigoureusement corrigé : la tolérance d’aplomb maximum est de seulement 0,3 degré. L’ensemble (pile de fondation + pièce intermédiaire) mesure maintenant de 60 à 90 mètres de haut, dont la plus grande partie est enfoncée dans le sol et dans l’eau. La plateforme s’élève à 17 m au-dessus du niveau de la mer.

Comme il est particulièrement difficile de travailler en mer, la plus grande partie des éoliennes est assemblée sur la terre ferme. Les deux parties du mât sont d’abord montées. Puis on assemble la nacelle et le rotor. Ensuite, on teste les circuits électriques de l’ensemble. La plateforme JB 114 se charge alors de transporter 2 mâts, 2 nacelles et 6 pales de rotor sur le parc éolien.

Une fois sur place, on fixe le mât de 55 m sur la pièce intermédiaire jaune, puis la nacelle et son rotor. Une nacelle a la taille d’un autobus et pèse 120 tonnes. On installe alors sur le nez les trois pales de rotor mesurant chacune 44 m. Dans sa position la plus haute, l’extrémité d’une pale culmine ainsi à 117 m au-dessus du niveau de la mer. Pile de fondation comprise, la hauteur totale d’une éolienne atteint presque les 190 mètres. Par temps calme, il ne faut pas plus de 6 heures de travail pour assembler le tout.

Les éoliennes sont reliées entre elles par des câbles sur site (33kV) en 5 « grappes » de 10 éoliennes et une « grappe » de 5. Chaque grappe est également connectée par un câble de 33 kV à la station à haute tension offshore OHVS (Offshore High Voltage Station). Mis bout à bout, les câbles sur site mesureraient 50 km. Pour les protéger, ils sont enterrés dans le fond marin. L’OHVS fait passer la tension de 33 kV à 150 kV, afin de diminuer les pertes survenant pendant le transport de l’électricité. La station est installée au centre du parc. Elle abrite 5 niveaux de 250 m2 et pèse 1100 tonnes. Un câble de transport (150 kV) de 30 cm d’épaisseur et de 52 km de long part de l’OHVS vers la terre ferme. Il a été déroulé en une seule pièce et enterré dans le fond marin. C’est au niveau de la plage de Zeebrugge que ce câble de transport est connecté à un câble terrestre de 3 km de long. Celui-ci achemine le courant à une autre station à haute tension, la station de transformateur booster, chargée de régler la puissance réactive et de l’injecter, à Zeebrugge, dans le électrique à haute tension d’Elia pour qu’il parvienne enfin au consommateur final via le réseau de distribution.